LA CULTURE DU ROTARY

Blog de Serge GOUTEYRON

LA CULTURE DU ROTARY - Blog de Serge GOUTEYRON

Le plus ancien programme du Rotary dédié à « l’avancement de la paix » !

De la culture de la paix à la paix positive
Une entente mondiale par la compréhension mutuelle

Mon expérience des comités interpays
Tout jeune rotarien en 1990.
• J’ai eu la chance de participer à la remise de charte du 2ème club en Pologne à Lublin au moment de la renaissance du Rotary dans ce pays.
(150 participants du district 1670)
C’est ainsi que j’ai adhéré au Comité France Pologne animé par 2 rotariens d’exception : Marcel Stéfanski, le fondateur et René Decléty, gouverneur.
• 5 ans après, en 1995, alors que j’étais le président de mon club – Denain Bouchain – nouvelle opportunité pour moi : celle de créer le Comité Interpays entre la France et la Russie à Moscou avec côté russe : le Professeur Alexandre Makatsaria et le président du club de Moscou Wladimir Litvinov(son 3ème président). A cette époque, il n’y avait que 5 clubs en Russie.
• la même année, 17 clubs d’Europe (1 par pays) participent à l’Eurotary à Denain « le Rotary dans l’Europe de demain » plus 4 clubs de Russie : Moscou, St Pétersbourg, St Pétersbourg Néva et Narjan Mar.
Nous avions reçu à Denain, 2 ans plus tôt, le club de Moscou.
Imaginez 15 familles moscovites invitées à Denain en 1993 . Quel évènement !

Le Rotary pour les Russes était synonyme de liberté retrouvée après des décennies d’oppression.
• Pour la remise de charte du CIP France Russie, l’ambassadeur de France, Pierre Morel, nous avait fait l’honneur de sa présence ainsi qu’Albert Auriach, past Directeur autour des rotariens russes et de leur famille et de dix membres de notre club dont Marcel Stéfanski.
• Ce Comité, dans les années Eltsine, placera toutes ses actions sur le rapprochement des 2 Europes : l’une byzantine et orthodoxe, l’autre catholique et réformée issue du croisement latin et barbare longtemps fondée sur l’oubli de la première.

Et d’abord celle de contribuer à l’expansion du Rotary en Russie. 12 clubs seront créés.
• Ensuite de faire connaître en France la Russie profonde. Ce sera avec l’ensemble de chants et de danses Loktev de Moscou dirigé par un rotarien Alexis Illyn. Un ensemble d’enfants et d’adolescents de 7 à 17 ans musiciens, chanteurs et danseurs, produit de l’école soviétique.
• 3 tournées (en 1997, 2001 et 2010) de 10 spectacles chacune à travers le Nord de la France, la Belgique et l’Ambassade de Russie à Paris. Une ambiance fabuleuse !
• Sans oublier les actions traditionnelles – centre de protection maternelle et infantile, avec une formation spécifique de 6 médecins russes en France à la Catho à Lille – des orphelinats – les vétérans de guerre – les échanges amicaux, professionnels et linguistiques de jeunes, de professeurs – la participation à des Rylas en France – les relations diplomatiques avec les Ambassadeurs et Consuls tant en Russie qu’en France.
• Le Rotary n’avait jamais existé auparavant en Russie au contraire des autres pays d’Europe Centrale, l’une de nos tâches importantes pour accompagner la création de clubs sera d’assurer la formation sur place grâce à une brochure Rotary Mode d’Emploi en langue russe mais aussi par l’organisation de nombreuses conférences.
Ceci me conduira à être membre d’honneur de plusieurs clubs : Moscou, St Pétersbourg Néva, Moscou Capitale, Narjan Mar (club au-delà du cercle polaire en Sibérie auquel je remettrai la charte en 1995), Moscou Renaissance, Moscou Arbat, Moscou Pokrovska , clubs dans lesquels j’ai rencontré 3 Ambassadeurs de France successifs.
Ce sont aujourd’hui Bertrand Baranovsky et Issa Togo qui conduisent le destin de France Russie
Je participerai par la suite dans d’autres comités avec la France : Cameroun- Madagascar – Turquie – Chine – Etats Unis – Togo.
• C’est ainsi que je serai le coordinateur national France (succèdant à Louis Massot Bordenave) – entre 2001 et 2004 – vice-président et président du conseil exécutif de 2007 à 2010 (le mandat ramené à 2 ans au lieu de 3 pour plus d’efficacité) et président d’honneur.
• Tony Poslterer PDG (Autriche) me succédera puis Giani Giandolo (Italie) – Andrei Ludek (Pologne) – Gwenael de Bergevin (France) et Ovidiu Cos (Roumanie) Président entre 2018/2020 puis Cyril Noirtin (France) 2020/2022 devient le Président du Conseil exécutif après en avoir été Trésorier (2007-2016).

• Avec les journées du Rotary aux Nations Unies, j’ai l’opportunité comme représentant principal du Rotary à l’Unesco et Cyril Noirtin (alternate) d’organiser des conférences internationales qui gagnent à chaque fois en présence et en visibilité :
o En 2006 « agir pour l’eau » avec le Président Carl Wilhelm Stenhammar (300 personnes)
o En 2012 « La culture de la paix : une vision partagée Rotary Unesco » avec le Président Kalyan Banerjee (300 personnes)
o En 2015 « Construire la paix avec le Rotary et l’UNESCO : les initiatives pour la paix des comités Inter-Pays » avec le Président Gary Huang (600 personnes)
o En 2018 « les objectifs des Nations Unies pour le développement durable » avec le Président Ian Riseley (850 personnes)

Rotary/Institutions Internationales/Comités Interpays
L’époque à laquelle se crée le 1er Comité Interpays entre la France et l’Allemagne, en 1950, n’est pas neutre.
On ne peut pas dissocier les comités interpays des relations internationales et diplomatiques des pays et de la création de nouvelles institutions internationales.

De 1921 à 1950
• En 1921, à la convention d’Edimbourg « l’aide à l’avancement de la paix » devient le 4e but du Rotary
Dès lors, les rotariens s’investissent dans le plaidoyer pour la paix par exemple en 1931, à la convention de Vienne, les rotariens votent une motion sur le désarmement.
Otto Boelher et Georges Bernardot créent le petit comité franco-allemand l’ancêtre des comités d’aujourd’hui.
• En 1941, à la convention du Rotary à Cuba, les rotariens réaffirment la primauté des droits de l’homme.
• Entre 1942 et 1945, les clubs rotary de 21 pays libres initient à Londres des conférences internationales des Ministres de l’éducation et nombre d’observateurs. C’est ainsi qu’en 1948 elles aboutissent à la création de l’Unesco pour « élever dans l’esprit des hommes les défenses de la paix ». L’Unesco, l’organisation internationale sans doute la plus proche du Rotary.
En 1945 à San Francisco, 50 pays se retrouvent pour écrire la charte des Nations Unies « préserver les générations futures des fléaux de la guerre » qui va succéder à la société des Nations de Genève. 39 rotariens sont présents comme membres de la délégation de leur pays et 10 membres sont nommés par le Président du Rotary à la demande du Secrétaire d’Etat des Etats Unis.
• Incidence pour dire qu’à cette époque également le Rotary comptait parmi ses membres de hautes personnalités publiques comme René Cassin – futur prix Nobel de la paix en 1969 et 1er président de la Cour Européenne des droits de l’homme à Strasbourg. René Cassin rotarien fondateur du club de Lille et rotarien à Paris.
• Autre incidence pour dire que nous devions fêter en mars 2020 le 75ème anniversaire de la création des Nations Unies à l’Unesco avec le Président RI Mark Maloney « connectés pour la paix » et que 1350 rotariens, rotaractiens et interactiens étaient inscrits (1 mois avant l’échéance) mais annulé pour cause Covid.

Le premier comité interpays en 1950
• Dans l’esprit des relations internationales, il s’agissait pour les rotariens allemands et français de restaurer les relations entre les 2 pays après 2 guerres mondiales et promouvoir la paix et la compréhension mutuelle.
« Pour que souffle sur l’Europe l’esprit de Strasbourg né du serment en 842 par lequel Charles le Chauve et Louis le Germanique s’engagent à se porter aide et assistance »
Robert Hausman du club de Stuttgart à la tête de la délégation de 27 clubs rotary allemands (réouverts après la dissolution exigée par le régime nazi) et Robert Coutant gouverneur et Jean Caroni tous 2 du club de Lille créent le comité France Allemagne à Strasbourg (le district 70 couvrait le Nord et l’Est de la France, de Dunkerque à Strasbourg).
« les Rotariens doivent maintenant être là l’avant-garde de l’idéal de paix » dira Robert Hausman
• Dans la foulée, se créent d’autres comités interpays entre les pays de l’Europe Occidentale : Italie – Luxembourg – Belgique – Pays Bas. Le second comité sera entre l’Allemagne et les Pays Bas.
• L’assemblée générale annuelle des comités interpays est un évènement à Strasbourg. Des Présidents du RI ou leur représentant président l’assemblée. Frank Spain en 1953 – le vice président du RI Clément Morraye en 1960 – le vice président Jacques Giraud en 1961 – Nitish Laharry en 1963 – CPH Tenestra en 1966 – Jack Davis en 1978- Mat Capparas en 1987 – Mac Caffrey en 1988 , toujours à Strasbourg au Conseil de l’Europe.
Des personnalités européennes y participent comme P.H. Spaak et Pierre Pflimlin, Député Maire de Strasbourg.

o En parallèle se tient chaque année aux Nations Unies, la journée du Rotary – interrompue toutefois pendant la période de la guerre froide – mais reprise sans discontinuité à partir de 1985, année où le Président du RI Carlos Canceco prit l’engagement, à la tribune des Nations Unies, de faire vacciner 80% de la population mondiale contre la poliomyélite.
o Le Rotary étendra progressivement son réseau de représentants aux principales institutions internationales, des agences des Nations Unies, aux commissions économiques, à l’organisation des états américains, à l’Union Africaine, à la ligue arabe et à la banque mondiale.
Regrettons toutefois l’abandon de notre représentation en 2020 au Conseil de l’Europe et dans l’OIF.

Les Progrès
• Les comités interpays poursuivent leur expansion en Afrique, au Moyen Orient et en Amérique du Sud.
• Jusqu’aux années 1990, l’action des comités interpays fondée sur l’entente entre les peuples reste générale et embrasse toutes les activités du RI.
Le Rotary finance les comités interpays jusque dans les années 90.
• Ce sera après la chute du mur de Berlin et des régimes communistes que les comités interpays retrouvent dans l’action leur vocation d’origine (compréhension et entente mutuelle) en Europe Centrale et Orientale. Ils contribuent alors à l’expansion du Rotary en Pologne et en Russie en particulier mais aussi par la suite en Ukraine.
• Le Conseil de Législation 2009 approuve par plus de 82% des voix une résolution affirmant le rôle des CIP au sein du Rotary International.
• Année après année les comités s’organisent : les délégués des comités interpays deviennent des coordinateurs nationaux et le Conseil Exécutif des comités interpays créé en 2004, devient l’organe de promotion des comités à travers le monde en même temps que le chapeau institutionnel référencé par le RI
L’Europe en est le point fort. Depuis l’origine, ont été présidents du conseil exécutif : 10 Français, 3 Belges, 4 Italiens, 3 Allemands, 1 Hollandais, 2 Autrichiens, 3 Suisses, 2 Portugais, 1 Anglais, 1 Espagnol et 1 Roumain
Saluons ICI la mémoire d’Arthur Bowden, secrétaire général pendant 15 ans, de Jacques Laurent Président emblématique et Wolfgang Baschata (Autriche)
• En France, d’autres rencontres internationales en 1992 à Montpellier avec le Président RI Cliff Dochterman et Albert Auriach

• En 2002 à la convention de Barcelone, un stand est tenu pour la 1ère fois dans la Maison de l’Amitié (avec 3 remises de charte) et c’est en 2004 également que se tient la première réunion d’information CIP sur le continent américain à Montréal en octobre.
• L’année du renouveau sera en 2004, la conférence présidentielle à Antibes Juan les Pins avec le Président RI Jonathan Majiyagbe dont le chairman était Marcel Stéfanski « les comités interpays un chemin vers la paix » (700 participants), j’étais alors vice-chairman, précédée en 2001 d’une conférence à Lille, sous mon gouvernorat, en présence de Frank Devlyn avec cette phrase devenue culte des CIP Français « « si les comités interpays n’existaient pas, il faudrait les inventer » (450 participants).
• En 2004, puis en 2007, les comités interpays feront l’objet de délibération du Conseil d’Administration du Rotary International et les nouvelles règles de fonctionnement seront adoptées (celles que nous pratiquons en France).
• En 2007, John Eiche, past gouverneur du Texas et coordinateur pour les Etats Unis transforme une association des amis de la Russie en CIP Russie Etats Unis ce qui déclenche l’intérêt des Etats Unis pour les CIP. La remise de charte se fera d’ailleurs à Evanston.
• L’autre évènement majeur pour la notoriété des comités interpays c’est certainement la conférence de Cannes en 2008 « la paix est possible » avec la participation du Président du RI, Wiff Wilkinson et de 2 anciens présidents Carl Wilhelm Stenhammar et Carlo Ravizza avec 1 000 participants.
Et une rencontre interreligieuse (7 confessions) au Monastère des Iles de Lérins.
L’année suivante, à la convention de Birmingham, le premier atelier des CIP rassemble plus de 600 participants avec la signature de la charte USA/France. Puis à Montréal 400 participants ,en présence du Past Président du RI Carlo Ravizza.
• L’Institute d’Istanbul en 2006 (José Carlos Estorninho, Président des CIP et Örsçelik Balkan était le chairman) vote une résolution demandant au Conseil d’Administration du RI une mise à jour des règles de fonctionnement des CIP. La décision du CA du RI en juin 2007 élargit la mission des comités interpays, fixe les responsabilités des présidents de section, des coordinateurs nationaux, du conseil exécutif ainsi que leur financement et les relations avec le RI.
• Ajoutons des conférences spécifiques en 2007 à Istanbul, en 2008 à Bucarest et en 2009 à Tunis. Célia Giay devient déléguée du Conseil Exécutif pour l’Amérique du Sud.
• En 2010 au Conseil de l’Europe à Strasbourg et une autre en 2016 (sous la présidence de Gwenael de Bergevin)

• En 2012 à Berlin, l’une des 3 « conférences pour la paix » du Président Tanaka fait une large place aux comités interpays à l’initiative du futur Président RI Holger Knaack en présence du Past Président RI Luis Vicente Giay et de Ed Futa ancien Secrétaire Général du Rotary. Une déclaration sur l’action des comités interpays est votée en séance plénière.
Puis la conférence à l’Unesco de 2015 avec le Président Gary Huang « les initiatives de paix des comités interpays » montre une nouvelle fois la force des comités interpays et leur rôle dans l’établissement d’une paix durable. Gwenael de Bergevin (France) était président du conseil exécutif. Il organisera à Evanston une réunion du Conseil Exécutif et une conférence au Conseil de l’Europe à Strasbourg.
• Ovidiu Cos président du Conseil Exécutif 2016-2018 assurera une large promotion des Comités Interpays à travers les institutes.
• A partir de 2019, la reconnaissance des comités interpays progresse au RI Elina Kushnir y occupe une fonction à responsabilité plus large que celle de Kristin Brown ou de Susan Schneider, et Fergal Mac Carthy (axe stratégique : paix) associe officiellement pour le RI l’action des CIP à la paix.
• La pré convention du Rotary 2021, le Président Holger Knaack choisit les comités interpays comme thème de la pré convention en 2021 « des opportunités pour la paix », (la consécration !) avec Cyril Noirtin comme chairman et également Président du Conseil Exécutif (800 participants) en visio conférence. 2 journées à débattre du rôle de la structure et des comités interpays avec 40 intervenants de tous horizons plus un panel dans la convention et 2 remises de chartes.
A noter l’intervention de Mme Ouided Bouchamaoui (Tunisie) Prix Nobel de la Paix et de Mme Audrey Azoulay, Directrice de l’Unesco.
Avec la participation des Présidents Holger Knaack, Shekhar Mehta, Jennifer Jones et le secrétaire Général John Hewko.
• Notons la visio conférence Paix en Méditerranée avec 800 participants organisée conjointement avec le Rotaract.

Les comités interpays aujourd’hui
• Le nombre des comités ne cesse de croitre (autour de 400) et nous saluons avec plaisir le retour du Royaume Uni et des avancées significatives aux USA et en Asie, particulièrement en Inde (avec le CIP Inde/Pakistan). Mais nous sommes plus dans l’esprit des groupes d’amitié.
• Toutefois, il y a avec le RI une incompréhension. Le nouveau Code of policies approuvé par Ian Riseley et Holger Knaack met en péril à terme l’avenir des comités interpays.
Car sont supprimés : les doubles sections (donc plus d’ambassades dans le pays ami) et le coordinateur national garant de leur développement – sans être à ce jour appliqués -.
Notons également en Asie et dans les Caraïbes des comités interpays avec 7 ou 8 pays (sous la forme groupe d’amitié).
• Le point fort principal des comités interpays :
o Les comités interpays agissent comme force d’appui du RI pour promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques, justes et fraternelles. Ils sont « la position avancée » dans le domaine de la paix du Rotary International.
o Il est dans l’esprit international : ce qui n’est pas le patriotisme national mais la mise en pratique d’une attitude compréhensive à l’égard des croyances d’autrui (même s’il existe certaines normes morales et spirituelles qui donnent à la vie plus de force)
o Dans le même sens, loyauté et équité personnelles ne peuvent qu’aider à la compréhension réciproque.
o Certes nous avons l’habitude dans les comités interpays de travailler pour une paix positive. Celle qui se fonde sur les principes de justice, les droits humains, l’état de droit, la démocratie. Certes les comités englobent tous les axes stratégiques, mais il nous faut conduire une réflexion particulière pour cibler nos actions sur la promotion de la paix et la résolution des conflits justement dans les régions en conflits.
Et aussi, proposer des plaidoyers sur « la culture de la paix » dans tous les districts animés par les comités interpays.
o Une collaboration étroite avec les centres pour la paix et les boursiers de la paix serait tout à fait pertinente

Un vaste chantier ouvert pour consacrer le rôle historique des comités interpays dans « l’avancement de la paix positive ».

En conclusion,
• Comme l’a dit le Président du Conseil exécutif des comités interpays 2001/2004, Onder Bilginer (Turquie).
« L’action des Comités est devenue une tâche vitale pour le Rotary parce que les menaces contre la Paix sont une préoccupation permanente et grandissante pour l’humanité »
« Ils ont construit des ponts d’amitié et de coopération et, avec leur structure simple et flexible, ils ont étendu les services du Rotary à des régions éloignées dans le monde ainsi qu’à des pays où le Rotary n’était pas connu ».

Serge Gouteyron le 10 juin 2021